Il y a des victoires qui referment une porte de façon brutale, presque définitive. 2016, Nico Rosberg décroche le titre suprême en Formule 1, puis quitte la scène sans un regard en arrière. Depuis, la question persiste : que devient le fils de Keke Rosberg, ce champion du monde qui a choisi de tourner la page plus tôt que prévu ?
Qui est Nico Rosberg ?
Le parcours de Nico Rosberg commence bien avant sa première victoire sur circuit. Né en 1985, il grandit à Monaco, entouré par l’aura de son père Keke, lui-même couronné en F1. Dès l’enfance, l’idée de suivre la trajectoire familiale s’impose, sans pour autant garantir le succès. Rosberg fait ses armes en F2, avant de décrocher un volant en Formule 1, d’abord chez Williams, puis chez Mercedes.
Chez Mercedes, il partage le garage avec Lewis Hamilton, dans une ambiance électrique où la rivalité se nourrit de chaque virage, chaque dépassement. En 2016, Rosberg réalise l’improbable : il bat Hamilton et s’offre le titre qui lui échappait depuis des années. Peu de temps après, il claque la porte, laissant la communauté, écurie et supporters compris, dans la stupeur. Pourtant, pour lui, la décision s’impose. Le sentiment d’avoir accompli ce qu’il était venu chercher pèse plus lourd que la promesse de nouveaux duels.
Une retraite anticipée pour une raison valable
Pourquoi partir alors que tout semblait enfin lui sourire ? Rosberg explique ses motivations sans détour : la fatigue accumulée, la pression permanente, et surtout, le besoin de retrouver une vie hors des paddocks. Le Grand Prix d’Abu Dhabi vient sceller ce chapitre. Il parle de son corps, mis à l’épreuve par les saisons successives, de la nécessité de préserver sa santé. Et surtout, il évoque le manque de temps pour sa famille, une réalité partagée par bien des pilotes, mais rarement assumée publiquement.
À ce moment-là, Rosberg s’autorise à envisager d’autres horizons. Il ne s’agit pas d’une fuite, mais d’un choix, mûri après des années de sacrifices. L’idée d’investir, d’innover en dehors des circuits, commence à prendre forme.
La nouvelle vie d’investisseur de Nico Rosberg
Juste après avoir raccroché le casque, Nico Rosberg garde le silence sur ses ambitions. Il observe, analyse, avant de s’engager dans un nouveau rôle : celui d’investisseur. Sa passion pour le développement durable et la technologie guide ses premiers pas. Très vite, il s’impose sur ce terrain avec la même détermination que sur la piste.
On le retrouve aux côtés de figures majeures de la finance verte. L’un de ses coups d’éclat ? L’organisation du premier festival Greentech à Berlin, événement qui attire l’attention de la presse et du public. Rosberg réunit autour de lui des partenaires influents pour discuter et concrétiser des projets liés à la transition écologique. Les échanges sont nombreux, les idées fusent, et le pilote se transforme en acteur du changement, bien loin de l’image figée du sportif retraité.
Nico Rosberg et le e-sport
Loin de se limiter à l’écosystème de la mobilité durable, Rosberg regarde aussi du côté du e-sport, secteur qui a connu une accélération fulgurante après la pandémie. Son expérience du sport professionnel lui donne une perspective unique sur le potentiel de ce marché. Pour Rosberg, investir dans le e-sport, c’est miser sur une discipline en pleine mutation, où la compétition se vit autrement, mais avec la même intensité.
Nico Rosberg et la formule 1, une page définitivement fermée ?
Certains anciens pilotes reviennent dans le paddock pour commenter les courses, renouant ainsi avec le spectacle. Pour Rosberg, ce n’est pas d’actualité. Il préfère s’investir dans ses projets, profiter de sa vie de père, explorer de nouveaux défis. Toutefois, il n’a pas totalement coupé les ponts avec la F1 : en tant que consultant pour Sky Sports, il partage analyses et points de vue, apportant un éclairage pertinent sur les enjeux de son ancien univers.
Rosberg a choisi de réécrire son histoire loin du rugissement des moteurs, mais sans jamais tourner le dos à ce qui l’a construit. Aujourd’hui, il avance, porté par l’envie de façonner un avenir à la hauteur de ses ambitions, sur des terrains où chaque virage est encore à inventer.


